Le shooting de la loose

Samedi dernier, deux heures cinquante sept du matin. Le réveil -programmé à trois heures – n’a même pas le temps de sonner que je suis déjà éveillé. Je sors de la couette (c’est une expression, même le plus frileux d’entre nous n’a pas besoin de couette sous ces températures suffocantes), j’enfile mes vêtements, pense à mettre un petit sweat dans mon sac photo et je prends la route pour rejoindre Simon Masi, pilote vtt et trialiste avec qui j’ai coutume de shooter. Après une bonne heure et demie de route, nous traversons la frontière et nous garons à Genève. Ce matin, c’est le long du lac Léman – dans un emplacement déjà connu – que nous shooterons.

Première surprise, la ville suisse a été transformée en prison. Des barrières encerclent le Paquis, quartier où j’ai prévu de poser mon gros sac pour immortaliser Simon au lever de soleil. Pas de fête nationale en Suisse en ce 14 juillet mais un triathlon est organisé. Nous n’avions pas pris le temps de regarder s’il y avait un évènement de prévu ce jour. Jusque là, jamais nous n’avions rencontré ce genre de mésaventure. Après avoir dompté ce labyrinthe et avoir laissé couler quelques unes de nos idées, nous trouvons deux spots qui devraient sauver les meubles.

C’était sans compter sur la météo et des nuages qui viennent nous mettre des bâtons dans les roues. Le beau lever de soleil est à oublier, bien que les sites météo, consultés en amont, annonçaient une matinée clémente. Plus question de rebrousser chemin, nous sommes sur place, nous allons faire de notre mieux.

Que pourrait-il arriver de plus ? Vous me croirez si je vous disais que c’est ensuite mon matériel qui s’est mis à nous jouer des tours ? Après quelques éclairs, mon flash a décidé de ne plus vouloir faire d’effort. « Peripheral bus error » note le petit cadran. Pas besoin de traduction, me semble-t-il. Malgré l’avoir bichonné, avoir tout tenté, il ne veut rien savoir. Que faire dans ces cas-là ? Comment ne pas laisser s’inviter le doute ? Comment garder un discours positif auprès de Simon ? Heureusement, je vais bénir le deuxième petit flash que j’ai emmené. Il limitera les dégâts. Je remercierais aussi le petit prisme que j’ai sous la main et qui me permettra de créer des effets.

Ce shooting aurait pu être un échec. Nous avons réussi à sauver les meubles et à en tirer des enseignements. 






2 Comments

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SupportRice inconditionnellereply
16 juillet 2018 at 21 h 05 min

Trop belles les photos je suis scotchée. ..
On rêve devant ces beaux paysages…

Lou Loupreply
17 juillet 2018 at 13 h 50 min

Le photographe est excellent, mais Simon est remarquable aussi !

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